En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      

Après les municipales, la primaire de la gauche mal engagée

| AFP | 247 | Aucun vote sur cette news
Olivier Faure le 26 mars 2026, à Paris
Olivier Faure le 26 mars 2026, à Paris ( Ludovic MARIN / AFP )

La primaire de la gauche a du plomb dans l'aile, ses principaux défenseurs, le chef des socialistes Olivier Faure et la patronne des Ecologistes Marine Tondelier, sortant chacun affaibli des municipales.

Elle était annoncée pour le 11 octobre mais risque de ne jamais voir le jour: "La primaire est morte faute de combattants", assène un socialiste, opposant d'Olivier Faure.

Mais vendredi, une tribune publiée dans Libération et signée par des personnalités de la société civile, comme le philosophe Etienne Balibar ou l'économiste Thomas Piketty, est venue défendre cette initiative, appelant "tous les partis de gauche" à y participer.

Olivier Faure, qui plaide pour une candidature unique de la gauche non mélenchoniste pour 2027 afin de contrer l'extrême droite, soutient ce processus dans lequel sont déjà impliqués la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier, les députés Clémentine Autain (L'Après) et François Ruffin (Debout!), mais que refuse le leader de Place publique Raphaël Glucksmann.

Le premier secrétaire a promis que les militants socialistes seraient consultés.

"Il a besoin de la primaire, car il pense qu'elle va régler son rapport à l'opinion", lance un opposant, alors que le patron du PS stagne autour de 5% dans les sondages.

Son camp espérait faire des municipales une rampe de lancement pour que le député de Seine-et-Marne se déclare candidat à ce processus et s'impose, tablant sur des résultats mitigés des Ecologistes.

Marine Tondelier le 17 mars 2026, à Vitry-sur-Seine dans le Val-de-Marne
Marine Tondelier le 17 mars 2026, à Vitry-sur-Seine dans le Val-de-Marne ( Ludovic MARIN / AFP/Archives )

De fait, Marine Tondelier, qui avait annoncé sa participation à la primaire avant les municipales, pâtit d'un bilan médiocre de son parti, qui a perdu plusieurs grandes villes.

"Tondelier est affaiblie", tire à boulets rouges un socialiste.

Olivier Faure l'est également. Mardi, lors d'un bureau national qui a tourné à la crise, le chef des députés socialistes Boris Vallaud, qui s'était allié à lui lors du dernier congrès du parti, l'a mis en minorité.

Il a présenté une résolution, cosignée avec l'ensemble des opposants d'Olivier Faure, accusant la direction d'avoir donné un blanc-seing aux alliances de second tour aux municipales nouées dans certaines villes avec La France insoumise.

Mais, à un an de la présidentielle, au-delà de la stratégie vis-à-vis du parti de Jean-Luc Mélenchon, c'est bien la primaire qui est en jeu.

Raphaël Glucksmann le 12 mars 2026, à Limoges
Raphaël Glucksmann le 12 mars 2026, à Limoges ( Pascal LACHENAUD / AFP/Archives )

Olivier Faure devait déjà faire face au refus du courant porté par le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol, qui préfère un candidat issu d'un périmètre social-démocrate, allant du PS jusqu'à Raphaël Glucksmann et l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve.

Et Boris Vallaud est venu début février renforcer le camp des détracteurs voyant, sans Raphaël Glucksmann, une victoire impossible pour la gauche et un risque de fracture du PS.

"Exacerbation des différences"

La résolution de mardi montre que "la défiance vis-à-vis d'Olivier est majoritaire, il ne peut plus faire voter les militants", argumente un élu.

Olivier Faure a toujours répété qu'il n'était "pas fanatique" de ce processus, mais qu'il ne voyait pas d'autres mécanismes pour éviter une multitude de candidatures.

Si chacun se décide par "ego mal placé", "on aura la même chose que le 21 avril 2002", a-t-il encore martelé jeudi soir sur BFMTV, tout en assurant qu'il n'y aurait "pas d'accord national" avec LFI pour 2027.

Mais, même dans son camp, "personne ne croit plus beaucoup à la primaire", concède le président du conseil national du PS Luc Broussy. Il plaide cependant pour que le périmètre d'alliance du premier tour des municipales (PS, Ecologistes, PCF, Place publique et ex-LFI), reste identique pour la présidentielle.

Et Sébastien Vincini, président du département de Haute-Garonne, autre proche d'Olivier Faure, concède que la démarche de rassemblement de la gauche non LFI "a du sens" mais rejette l'idée d'une primaire qui serait "un dispositif d'exacerbation des différences", dans un contexte où l'extrême droite et la droite appellent "à un cordon sanitaire contre la gauche".

Il plaide pour une incarnation socialiste à la présidentielle "avec un projet et un programme de gouvernance travaillé avec tous les partenaires".

François Ruffin le 9 mars 2026, à Amiens dans la Somme
François Ruffin le 9 mars 2026, à Amiens dans la Somme ( Francois LO PRESTI / AFP/Archives )

Mais ceux-ci seront difficiles à convaincre et menacent déjà de candidatures séparées.

"Si les socialistes ne viennent pas, ils plombent la primaire c'est sûr", admet Marine Tondelier.

"Dans ce cas, la question d'une candidature écologiste va se poser", insiste une autre cadre du parti.

François Ruffin a aussi indiqué qu'il se mettrait "en position de porter une candidature propre", tandis qu'une autre ex-insoumise s'inquiète du retour d'un PS qui se croirait "hégémonique".

 ■

Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
SUR LE MÊME SUJET
Publié le 28/03/2026

Bassi Konaté, candidat (sans étiquette) à la mairie de Sarcelles, fait campagne avant le 2e tour des municipales, le 20 mars 2026 dans le Val-d'Oise ( Bertrand GUAY / AFP )Il a remercié…

Publié le 28/03/2026

Abdelkader Lahmar, nouveau maire de Vaulx-en-Velin, le 28 mars 2026 ( Alex MARTIN / AFP )Le député Insoumis Abdelkader Lahmar, élu samedi maire de Vaulx-en-Velin, près de Lyon, a regretté les…

Publié le 28/03/2026

Le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire, lors d'une cérémonie de remerciement et d'adieu organisée à l'Hôtel de Ville de Parisen l'honneur de la maire sortante, Anne Hidalgo, le 25…

Publié le 28/03/2026

François Bayrou, maire sortant de Pau et candidat du Moem à sa réélection, lors d'un meeting de campagne, le 12 mars 2026 à Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques ( GAIZKA IROZ / AFP/Archives…

Publié le 28/03/2026

Le député LFI et candidat à la mairie de Toulouse, François Piquemal (c), après l'annonce de sa défaite au 2e tour des municipales, le 22 mars 2026 à Toulouse ( Lionel BONAVENTURE / AFP )Le…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 27/03/2026

Ce matin, Tokyo a perdu 0,08%, Shanghai a gagné 0,63% et Hong Kong 0,60%

Publié le 27/03/2026

Publication des résultats 2025 STIF publie une nouvelle année de forte croissance, portée par la demande soutenue pour ses équipements de sécurité, notamment…

Publié le 27/03/2026

(Zonebourse.com) - Le groupe Parrot, le spécialiste européen des micro-drones professionnels, a généré en 2025 un chiffre d'affaires consolidé record de 79,8 millions d'euros, en croissance…

Publié le 27/03/2026

(Zonebourse.com) - Le bruit des missiles résonne au-dessus du Moyen-Orient depuis la fin du mois de février.. 28 jours plus tard, le virus de la guerre ne semble pas près de s'apaiser : le régime…