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Une baisse du nombre de chômeurs inscrits à France Travail au 1er trimestre 2026, à confirmer

| AFP | 92 | Aucun vote sur cette news
Après une nette hausse au dernier trimestre 2025, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à France Travail sans aucune activité (catégorie A) a baissé de 1,2% au premier trimestre 2026
Après une nette hausse au dernier trimestre 2025, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à France Travail sans aucune activité (catégorie A) a baissé de 1,2% au premier trimestre 2026 ( Denis CHARLET / AFP/Archives )

Petite bouffée d'air côté emploi: après une nette hausse au dernier trimestre 2025, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à France Travail sans aucune activité (catégorie A) a baissé de 1,2% au premier trimestre 2026.

Ces chiffres, valables pour la France hors Mayotte, tiennent compte de l'inscription, depuis début 2025, de tous les allocataires du RSA et des jeunes en parcours d'insertion, ainsi que d'un nouveau régime de sanctions à l'égard des chômeurs, entré en vigueur au 1er juin 2025, qui a fait chuter le nombre de radiations.

Sans ces modifications, la baisse du nombre de chômeurs de catégorie A atteindrait 2,4% sur un trimestre. Sur un an, leur nombre serait cependant quasi-stable, à -0,2%.

Selon le service statistique du ministère du Travail (Dares), ces évolutions corrigées de ce double effet "reflètent le mieux la situation conjoncturelle sur le marché du travail".

Soulignant une certaine volatilité des données trimestrielles, la Dares retient plutôt la stabilité sur un an, avec une baisse trimestrielle en en forme de "contre-coup" à la hausse de la fin de 2025 (+2,6% au quatrième trimestre des inscrits sans aucune activité).

"Au 1er trimestre, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à France Travail recule sensiblement pour toutes les catégories des demandeurs d'emploi. C'est encourageant. Nous poursuivons pleinement nos efforts pour amplifier cette dynamique (...)", s'est félicité sur X le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou.

En incluant les chômeurs exerçant une activité partielle (catégories B et C), le nombre d'inscrits diminue également, mais moins fortement que pour la seule catégorie A, de 0,3% sur un trimestre (-1,3% sans les variations liées aux nouveaux publics et au régime de sanctions).

Sur un an, le nombre d'inscrits dans ces catégories est stable (en baisse de 0,2% sans les variations liées aux nouvelles mesures).

"Bonne surprise"

Pour le directeur du département Analyse et Prévision à l'Observatoire français des conjonctures économiques Eric Heyer, ces chiffres montrent "des transferts de la catégorie A vers les catégories B et C". "Mais, généralement, on voit cela en période de reprise: petit à petit, les gens reprennent le travail par du temps partiel ou des contrats courts", s'étonne-t-il. Or, l'OFCE prévoit une poursuite de la hausse du chômage en 2026.

L'économiste salue toutefois "une bonne surprise".

En moyenne sur ce trimestre, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à France Travail et tenus de rechercher un emploi s'établit à environ 5,73 millions: près de 3,29 millions sont sans emploi et environ 2,43 exercent une activité réduite.

Beaucoup de bénéficiaires du RSA désormais inscrits à France Travail se retrouvent en revanche en catégorie F, en "parcours social", montrant qu'ils ne sont pas en mesure de retourner sur le marché du travail, souligne Eric Heyer, voyant là une "moins bonne nouvelle".

Dans un communiqué, la CGT a pointé "une baisse en trompe l'œil du nombre de demandeurs d'emploi", qui "masque la progression des formes précaires d'emploi et l'aggravation du chômage de longue durée".

Il y a une semaine, une enquête de France Travail indiquait des intentions de recrutement des entreprises au plus bas depuis 2018, en baisse en 2026 de 6,5% par rapport à 2025.

Cette enquête avait été réalisée entre octobre et décembre 2025, avant le début de la guerre au Moyen-Orient et la flambée des prix des hydrocarbures, qui pourraient encore accentuer cette morosité sur le front des embauches.

Le 13 mai, l'Insee publiera un autre indicateur, pour confirmer ou tempérer l'embellie: le taux de chômage pour le 1er trimestre 2026, calculé sur la base d'une enquête permettant les comparaisons internationales.

Au quatrième trimestre 2025, ce taux de chômage au sens du Bureau International du Travail s'établissait à 7,9% de la population active. En baisse quasi ininterrompue de 2015 à 2022 (hors période Covid), son taux était tombé à 7,1% fin 2022, avant de repartir doucement à la hausse.

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