Repli sans conviction en Europe
(Zonebourse.com) - Faute de catalyseurs d'importance, à l'exception de quelques publications d'entreprises d'envergure, les places européennes ont quasiment toutes terminé la séance de mardi en léger repli.
Le CAC 40 a cédé 0,46%, à 8 104,09 points, enchaînant une troisième séance consécutive de repli et portant sa baisse sur trois jours à 1,50%. La même tendance a été observée un peu partout en Europe. Le DAX 40 à Francfort a perdu 0,18% et l'Euro Stoxx 50 a cédé 0,25%. Le FTSE 100 à Londres a fait exception est a réussi à grappiller 0,11%,
Le calme avant la tempête
Les investisseurs n'ont pas eu grand-chose à surveiller au niveau de la macro-économie, à l'exception de l'indice de confiance des consommateurs calculé par le Conference Board qui a positivement surpris. Il est ressorti à 92,8 points en avril, contre 91,8 en mars, là où les analystes tablaient sur une baisse à 89,2 points. A 92,8, il est à son plus haut niveau depuis octobre 2025.
Le reste de la semaine sera nettement plus chargé avec dès demain en Allemagne les chiffres préliminaires de l'inflation d'avril, les commandes de biens durables américaines de mars ou encore quelques indicateurs sur l'immobilier outre-Atlantique.
Le point d'orgue de la journée de mercredi, ce sera la décision de la Réserve fédérale américaine sur sa politique monétaire, même s'il est peu probable qu'elle touche à ses taux. La conférence de presse de son président Jerome Powell, sa dernière en tant que patron de la Fed, sera comme toujours particulièrement suivie.
Jeudi ce sera au tour de la Banque centrale européenne de dévoiler sa politique monétaire et là aussi, aucun changement n'est attendu.
Pour Alessia Berardi, responsable de la macro-économie à l'Amundi Investment Institute : "nous prévoyons que la Fed maintiendra ses taux directeurs inchangés cette semaine. Bien que Kevin Warsh n'ait pas envoyé de signal accommodant lors de son audition, son discours nous a paru équilibré face aux différentes issues possibles". Concernant la zone euro, elle ajoute : "nous ne prévoyons aucun changement des taux directeurs lors de la réunion de cette semaine et continuons de plaider en faveur d'une plus grande patience de la part de la BCE bien que le marché semble anticiper une hausse probable en juin".
Quelques publications d'entreprises
Les investisseurs ont eu également quelques trimestriels d'entreprises à surveiller, même si le gros de ces publications est attendue en Europe entre ce soir et jeudi matin.
Air Liquide a signé la plus forte baisse de l'indice CAC 40 (-3,20%) après avoir manqué de peu le consensus. Sur les trois premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires s'est élevé à 6,786 milliards d'euros, là où Jefferies tablait sur 7,051, Oddo BHF sur 6,88 et le consensus était à 6,826 milliards d'euros. Air Liquide annonce que ses ventes se sont repliées de 3,5% en publiées, mais ont augmenté de 3,4% hors change et énergie et de 1,9% à données comparables.
A l'inverse, toujours à Paris, Nexans a flambé de 8,19%. Le groupe qui conçoit et déploie des solutions de câblages avancées, des accessoires et services a vu son chiffre d'affaires progresser de 1,3%, à cours des métaux standard, pour s'élever à 1,497 milliard d'euros. Les investisseurs ont surtout apprécié l'annonce de l'acquisition de Republic Wire aux Etats-Unis.
Ailleurs en Europe, Bayer a reculé de 4,52%. Les investisseurs ont évité de se positionner après le début de l'audience devant la Cour suprême des Etats-Unis concernant les litiges sur le Roundup.
Le reste de la semaine sera marquée en Europe par les publications d'AstraZeneca, TotalEnergies, Mercedes-Benz, Michelin, adidas, Schneider Electric, Crédit Agricole, Société Générale...
Peu d'évolution au Moyen-Orient
En ce qui concerne la guerre au Moyen-Orient, après deux mois de conflit, en l'absence d'avancées réelles dans le processus de négociations, les investisseurs semblent la reléguer au second plan. Ils espèrent principalement une réouverture du détroit d'Ormuz afin d'atténuer les tensions sur les cours de l'énergie et d'autres produits (comme les engrais) et limiter les pressions inflationnistes.
Au niveau des cours de l'or noir, ils restent à des niveaux élevés. Le baril de WTI à New York s'échange contre 99,51 dollars, et celui de Brent de la mer du Nord coûte 103,88 dollars.
Sur le marché des devises, l'euro recule légèrement face au billet vert (-0,13%) et se négocie contre 1,1708 dollar.
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source : AOF
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