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Moyen-Orient: les Bourses d'Europe en repli à deux jours d'une échéance fatale

| AFP | 390 | Aucun vote sur cette news
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris ( ERIC PIERMONT / AFP/Archives )

Les Bourses d'Europe ont terminé en repli lundi, à deux jours de la fin de la trêve entre les Etats-Unis et l'Iran, entre regain de tensions dans la région et espoir de négociations.

Dans ce contexte sans élan particulier, comme souvent le lundi, Paris a reculé (-1,12%) dans les mêmes proportions que Francfort (-1,15%) et Milan (-1,36%).

Londres limitait les pertes (-0,55%) grâce aux bonnes performances de British Petroleum (+2,94%) et Shell (+2,46%), comme à chaque séance marquée par la remontée des cours du pétrole (TotalEnergies, +1,83% à Paris).

Car le pétrole est remonté avec les regains de tension dans le détroit d'Ormuz : arraisonnement d'un bateau iranien, attaques de navires commerciaux, fermeture du détroit, incertitude sur la participation de l'Iran aux nouvelles négociations au Pakistan, cessez-le-feu qui pourrait prendre fin mercredi.

A 16h30 GMT, le cours du Brent de la mer du Nord, référence mondiale, progressait (+5,31%) à 95,18 dollars le baril. Son équivalent américain WTI s'échangeait à 88,85 dollars le baril (+5,96%).

"Après un regain d’optimisme vendredi après-midi, le doute est revenu sur les marchés durant le week-end", résume à Francfort Andreas Lipkow de CMC Markets pour qui "la situation reste donc confuse et difficilement prévisible".

"Ce qui importe, ce n’est pas tant de savoir si le baril de pétrole coûte plus ou moins de 100 dollars américains, mais plutôt la tendance et la durée pendant laquelle le prix reste sur ce niveau élevé", ajoute-t-il, en référence à ce conflit qui dure depuis près de deux mois.

A New York, Wall Street évoluait également en note baissière après l'euphorie des derniers jours (Dow Jones -0,13%, S&P 500 -0,33% et Nasdaq -0,51%).

"Wall Street s'attend à une petite correction", rappelle Antoine Andreani, analyste marché senior chez XTB France qui rappelle au passage: "Les lundis sont très calmes. On fait les plus bas de la semaine".

Vendredi, l'indice élargi S&P 500, référence sur la place américaine, a atteint un nouveau plus haut, à 7.126,06 points (+1,20%). Le Nasdaq (+1,52%) a lui aussi touché un sommet pour la troisième séance d'affilée.

"On a eu affaire au deuxième rebond le plus rapide en un siècle (à Wall Street)", poursuit Antoine Andreani, qui avance: "Wall Street s'est habitué à Trump et à son mode de fonctionnement. Wall Street a basculé MAGA (ndlr: "Make America great again", le nom du mouvement du président américain)? à fond derrière Trump".

Les taux d'emprunt en hausse

La valeur du dollar baissait très légèrement (-0,18%) par rapport à l'euro (un dollar pour 0,8485 euro contre 0,85 euro à la clôture précédente).

Indicateurs des risques d'inflation, les taux d'intérêt à dix ans de la dette des Etats remontaient légèrement: 4,26% aux Etats-Unis contre 4,25% précédemment.

Les taux d'emprunt des États européens sur le marché de la dette, qui avaient chuté vendredi, repartent eux aussi à la hausse. Ils remontent à chaque hausse des prix du pétrole, car les investisseurs craignent un regain d'inflation sur le continent.

Le rendement allemand à échéance dix ans, référence en Europe, atteignait 2,97%, contre 2,95% vendredi en clôture. Son équivalent français terminait à 3,61% contre 3,58% le jour précédent.

Ailleurs sur les marchés: à Francfort, la banque allemande Commerzbank a gagné 1,16% après que la banque Barclays a rehaussé sa recommandation d’achat.

Commerzbank fait l'objet d'une offre d'achat hostile de la banque italienne Unicredit (-3% à Milan). Le patron d'Unicredit a accentué la pression sur sa rivale en attaquant notamment sa stratégie.

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