Le PS et LFI prêts à soutenir des mobilisations contre la vie chère
Le Parti socialiste et la France insoumise (LFI) sont prêts à soutenir des mouvements sociaux contre la vie chère, notamment la flambée des prix des carburants, ont annoncé dimanche leurs dirigeants.
Interrogé sur une possible résurgence du mouvement des "Gilets jaunes" face aux difficultés de pouvoir d'achat, le premier secrétaire du PS Olivier Faure, candidat à l'élection présidentielle, a déclaré sur BFMTV ne pas être "celui qui conduit le mouvement social".
"Mais s'ils (les Français, NDLR) se soulèvent, je le dis aussi, je le comprendrai parfaitement et je serai à leurs côtés parce qu'il n'est plus possible d'avoir des gens qui travaillent, mais qui ne sont pas rémunérés à la hauteur de ce qu'ils font", a-t-il ajouté.
Le chef des communistes Fabien Roussel, également candidat à la présidentielle, avait appelé vendredi les Français à descendre dans la rue et à occuper les ronds-points, dans une référence au mouvement des "Gilets jaunes" de fin 2018.
Intervenant sur franceinfo, le coordinateur national de LFI Manuel Bompard a apporté dimanche son soutien à une mobilisation syndicale prévue le 29 septembre, mais aussi à des mouvements qui trouveraient leur origine sur les réseaux sociaux.
"Le 29 septembre, c'est une mobilisation intersyndicale à l'appel des organisations syndicales. On l'appuie, on la soutient. La mobilisation du 17 octobre, si elle se confirme, évidemment, on la soutiendra également", a-t-il dit.
Au cours de son intervention sur BFMTV, Olivier Faure, candidat à la présidentielle par le biais d'une primaire de l'espace social-démocrate, a par ailleurs estimé, à propos de la préparation du budget 2027, que "les signaux ne sont pas les bons".
"Si ces signaux se prolongent et même se durcissent, alors effectivement, je n'aurai aucune hésitation à faire le choix de la censure" du gouvernement, a indiqué le député de Seine-et-Marne.
Selon lui, le gouvernement de Sébastien Lecornu devrait taxer les grandes fortunes avant de chercher à taxer davantage les retraités.
"Vous trouvez normal de commencer par les retraités alors qu'on ne touche pas aux très grandes fortunes? Personne ne veut parler de la taxe Zucman (sur les hauts patrimoines, NDLR). On ne veut pas parler des gros héritages, on veut parler de rien (...) Et on parle de qui? Des retraités?", a-t-il critiqué.
"Faire payer les retraités plutôt que les très grandes fortunes: c'est du racket!", s'est-il exclamé, tout en reconnaissant qu'il pouvait y avoir des "marges" sur les pensions supérieures à 4.000 euros par mois.
Le gouvernement a annoncé qu'il cherchait à dégager une économie de six milliards d'euros sur les retraites en 2027, soit par la suppression d'un abattement dont bénéficient les retraités, soit par la désindexation de certaines pensions par rapport à l'inflation.
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