En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      

Fin de vie: après avoir refusé l'aide à mourir, le Sénat défend les soins palliatifs

| AFP | 305 | Aucun vote sur cette news
Des sénateurs examinent un projet de loi visant à créer un droit à l’aide à mourir au Sénat, à Paris, le 20 janvier 2026
Des sénateurs examinent un projet de loi visant à créer un droit à l’aide à mourir au Sénat, à Paris, le 20 janvier 2026 ( Alain JOCARD / AFP )

Après avoir rejeté toute forme de droit à l'aide à mourir, le Sénat s'est penché lundi sur une proposition de loi plus consensuelle sur l'accès aux soins palliatifs, priorité affichée par la droite majoritaire à la chambre haute.

Le texte de la députée macroniste Annie Vidal, qui sera mis au vote mercredi, a été de facto relégué au second plan dans cette discussion au Parlement sur la fin de vie, derrière la création envisagée d'un dispositif d'aide à mourir, examinée en parallèle.

Cette loi légalisant sous conditions le suicide assisté et l'euthanasie a été dénaturée par le Sénat la semaine passée, à l'initiative de l'aile la plus conservatrice de la droite et des centristes.

Les débats s'étaient envenimés sur ce premier texte. Ils se sont globalement apaisés sur le second lundi, même si la gauche a dénoncé l'attitude de la majorité sénatoriale, l'accusant de ne faire "que la moitié du chemin" sur le débat sur la fin de vie.

La droite et les centristes ont, eux, assumé considérer les soins palliatifs comme "un préalable": "en fonction de l'ambition qu'on mettra dans les soins palliatifs, alors nous pourrons envisager l'aide à mourir", a assuré la centriste Anne-Sophie Romagny.

Cette proposition de loi vise initialement à "garantir l'égal accès de tous à l'accompagnement et aux soins palliatifs". Pour ce faire, les députés avaient voté pour instaurer un droit "opposable" aux soins palliatifs.

Mais les sénateurs l'ont supprimé, en accord avec le gouvernement, craignant qu'il ne suscite "de la déception chez les patients et les familles" car il ne permettra pas, en soi, d'augmenter l'offre de soins. La ministre de la Santé Stéphanie Rist a estimé que cela ne serait qu'une "simple promesse", redoutant de "nombreux contentieux".

Quels moyens ?

La ministre a également soutenu l'instauration d'une "stratégie" nationale des soins palliatifs, préférée à une véritable loi de programmation pluriannuelle, votée par les députés.

Le gouvernement a sanctuarisé 100 millions d'euros d'investissement dans ce domaine dans le budget de la Sécurité sociale pour 2026. Les sénateurs ont voté pour doubler le montant annuel alloué au secteur dans les prochaines années, même si certains parlementaires ont fait remarquer que ces objectifs chiffrés ne seraient pas contraignants.

Alors qu'une dizaine de départements ne disposent pas, actuellement, d'unité de soins palliatifs, le texte crée des "maisons d'accompagnement et de soins palliatifs".

Le Sénat dominé par la droite a également dit ses craintes vis-à-vis des moyens mobilisés. "S'il n'y a pas derrière une volonté politique qui se traduit par les moyens financiers, on aura travaillé sur un sujet sans avoir un retour concret sur les territoires", s'est inquiété le président LR de la commission des Affaires sociales, Philippe Mouiller.

Les deux textes sur la fin de vie seront mis au vote mercredi après-midi. Sur la loi dédiée à l'aide à mourir, le scrutin n'aura néanmoins guère de sens car le texte a été vidé de sa substance.

L'Assemblée nationale les examinera en deuxième lecture la semaine du 16 février, sa présidente Yaël Braun-Pivet espérant aboutir à une adoption définitive "avant l'été" sur cette réforme sociétale majeure, promesse d'Emmanuel Macron.

 ■

Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
SUR LE MÊME SUJET
Publié le 23/01/2026

Le Premier ministre Sébastien Lecornu à l'Assemblée nationale, à Paris, le 20 janvier 2026 ( STEPHANE DE SAKUTIN / AFP )Sébastien Lecornu a surmonté sans surprise vendredi les motions de…

Publié le 20/01/2026

Le roi Felipe VI (2e g) et la reine Letizia d'Espagne, suivis de la vice-première ministre espagnole Maria Jesus Montero, rencontrent des personnes sur le site d'une collision de trains à grande…

Publié le 19/01/2026

Au Sénat, le sensible débat sur la fin de vie interpelle profondément les élus croyants ( STEPHANE DE SAKUTIN / AFP/Archives )"Mon engagement politique vient de là", "je ne me renie pas"...…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 27/01/2026

La Bourse de New York a terminé en hausse lundi, ouvrant la semaine sur une note positive, alors que les investisseurs se préparent à une salve de résultats des poids lourds de la technologie et…

Publié le 27/01/2026

Votre rendez-vous quotidien avec les petites et moyennes capitalisations ! Chaque jour, retrouvez l’analyse d’Eric Lewin sur les valeurs Small & Mid Caps du moment qui font l’actualité.

Publié le 27/01/2026

(Zonebourse.com) - Atos a été nommé par l'Information Services Group (ISG) comme un leader européen dans les services de gestion d'applications et l'externalisation du développement…

Publié le 27/01/2026

(Zonebourse.com) - L'indice de confiance du consommateur américain, compilé par le Conference Board, ressort en forte baisse de 9,7 points à 84,5 pour le mois qui s'achève, à comparer à 94,2…