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La mort de deux Américains dans le Minnesota fait peser un risque de nouveau "shutdown"

| AFP | 231 | Aucun vote sur cette news
Un mémorial en hommage à Renee Good, abattue par des agents fédéraux de la police de l'immigration, le 26 janvier 2026 à Minneapolis, dans le Minnesota
Un mémorial en hommage à Renee Good, abattue par des agents fédéraux de la police de l'immigration, le 26 janvier 2026 à Minneapolis, dans le Minnesota ( ROBERTO SCHMIDT / AFP )

Confronté en octobre à la paralysie budgétaire la plus longue de l'histoire des Etats-Unis, Donald Trump encourt le risque d'un nouveau "shutdown", les démocrates étant déterminés à l'empêcher de financer sa lutte contre l'immigration après la mort de deux Américains tués par des agents fédéraux à Minneapolis.

Jusqu'au week-end dernier, le président américain et les principaux responsables républicains au Congrès semblaient proches de faire voter le reste du budget fédéral pour l'année fiscale 2026.

L'obstacle de la Chambre des représentants était déjà passé et les sénateurs républicains étaient plutôt confiants quant à la possibilité de convaincre suffisamment de démocrates à voter en ce sens avant la date limite, vendredi prochain.

Mais la mort samedi d'Alex Pretti, deuxième victime de la police fédérale à Minneapolis (Nord) ce mois-ci, a rebattu les cartes et pourrait désormais faire de nouveau basculer le gouvernement fédéral dans la paralysie budgétaire.

Le décès de cet infirmier de 37 ans sous les tirs d'agents fédéraux est en effet devenu un symbole de la politique migratoire répressive menée par le gouvernement, provoquant de très vives réactions.

Un nouveau "shutdown" aurait des conséquences pour de nombreux ministères, de la santé à la défense, en passant par les transports ou le logement mais, surtout, le ministère de la Sécurité intérieure (DHS), dont dépendent la police de l'immigration (ICE) et l'Agence de protection des douanes et frontières (CBP).

Pour les démocrates, il est désormais impossible d'apporter les voix nécessaires pour voter la loi si cette dernière inclut de nouveaux financements en faveur du DHS sans renforcement du contrôle des agences en charge de la politique migratoire.

Le texte prévoit 64,4 milliards de dollars pour le DHS, dont 10 milliards pour l'ICE.

"Cette répression violente doit s'arrêter. Je ne peux pas voter pour financer le DHS tant que ce gouvernement continue à mener cette violente politique dans nos villes", a ainsi assuré sur son compte X le sénateur démocrate de Virginie Mark Warner.

Le leader des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, a explicité la position de son parti, assurant qu'il bloquerait tout nouveau financement si cela concernait également le DHS, qu'il estime être "lamentablement inadapté pour contrôler les abus de (l'ICE)".

Républicains sur la défensive

La Maison Blanche et la ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, ont assuré que la mort de M. Pretti relevait de la légitime défense, prétendant -- malgré des images montrant le contraire -- qu'il s'était approché des agents en brandissant une arme avec la volonté évidente de commettre "un massacre".

Un mémorial dédié à Alex Pretti, tué la veille par des agents fédéraux de la police de l’immigration, le 25 janvier 2026 à Minneapolis, dans le Minnesota
Un mémorial dédié à Alex Pretti, tué la veille par des agents fédéraux de la police de l’immigration, le 25 janvier 2026 à Minneapolis, dans le Minnesota ( Octavio JONES / AFP )

S'il portait bien une arme, avec un permis, comme l'ont précisé les forces locales de police et sa famille, plusieurs vidéos montrent Alex Pretti s'approchant un téléphone à la main des agents et venant en aide à une personne plaquée au sol par des policiers, avant d'être à son tour mis à genoux de force, frappé, désarmé, puis tué.

Pour Donald Trump, un deuxième "shutdown" en moins de six mois, après le précédent qui avait perturbé les vols, retardé le versement des salaires et coûté politiquement cher au gouvernement, pourrait être un défi.

Interrogé sur le drame, le républicain a botté en touche, assurant qu'il n'aimait pas voir de morts dans les rues américaines, mais critiquant également la présence de manifestants armés.

Il a annoncé lundi l'envoi à Minneapolis du responsable de sa politique anti-immigration, Tom Homan.

Les responsables politiques de la ville et de l'Etat du Minnesota ont eux demandé le retrait immédiat de l'ensemble des agents fédéraux ainsi qu'une enquête indépendante sur les circonstances du drame.

Au niveau national, les républicains sont sur la défensive, et, tant à la Chambre qu'au Sénat, des voix s'élèvent pour demander l'audition des responsables de la politique migratoire, certains, même parmi des alliés reconnus de Donald Trump, appelant à l'ouverture d'une enquête.

Le sénateur de Louisiane Bill Cassidy a ainsi décrit la mort d'Alex Pretti comme étant "incroyablement perturbante", prévenant que c'était "la crédibilité de l'ICE et du DHS qui (était) en jeu", alors que son confrère du Nebraska Pete Ricketts a demandé "une enquête transparente et prioritaire".

Malgré tout, les responsables républicains veulent obtenir les voix nécessaires pour le budget du gouvernement, estimant qu'en sortir le financement du DHS nécessiterait une nouvelle loi, ce qui ferait recommencer au départ la procédure parlementaire et entraînerait ainsi un "shutdown" temporaire.

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