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La direction de l'AFP détaille son plan d'économies, rejeté par le personnel

| AFP | 399 | Aucun vote sur cette news
Le siège de l'Agence France Presse (AFP) à Paris, le 10 juillet 2025
Le siège de l'Agence France Presse (AFP) à Paris, le 10 juillet 2025 ( JOEL SAGET / AFP/Archives )

La direction de l'AFP a détaillé vendredi son plan d'économies, qui passe par une réforme de l'expatriation des journalistes de l'agence de presse mondiale et dont les modalités ont été rejetées par les salariés en assemblée générale.

Le personnel "s'oppose aux projets (...) de la direction" et "exige l'ouverture immédiate de réelles négociations", selon une motion des syndicats adoptée en AG.

Faute de réponse positive, "un appel à la grève" sera lancé dans la semaine du 26 janvier.

Les modalités du plan ont été présentées vendredi par le PDG de l'Agence France-Presse, Fabrice Fries, en CSE (comité social et économique). Le but est d'économiser 10 à 12 millions d'euros par an après 2026, dans un contexte de crise des médias.

Sa clé de voûte est la réforme de l'expatriation d'ici 2028. "Le système actuel doit être modifié car ses coûts sont devenus trop élevés", fait valoir la direction dans le document présenté en CSE.

Actuellement, 270 journalistes, de statuts dits "siège" ou "régional", bénéficient d'avantages d'expatriation (frais de logement, de scolarité pour les enfants...).

Ce système serait remplacé par deux nouvelles catégories. La première, "Mobilité Plus", reprend les conditions d'expatriation actuelles et concernerait 80 à 90 postes, essentiellement à responsabilités.

La deuxième, "Mobilité", concernerait 140 à 160 postes. Ils n'auraient plus les avantages actuels, mais des primes, et basculeraient en statut "local", soumis au droit du pays d'exercice.

"Notre priorité sera de maintenir un réseau significatif de postes en mobilité accompagnée, qui préservera la qualité de la couverture internationale", argumente la direction.

A l'inverse, le personnel juge que ce projet "mettrait à mal la mobilité".

"Quel est le projet, au-delà de la logique comptable?", s'est interrogée la SDJ (Société des journalistes) dans un communiqué.

Par ailleurs, la direction a annoncé des mesures de court terme. Sur 34 salariés en France qui ont souscrit à un dispositif d'incitation au départ à la retraite, 24 (dont 18 journalistes) ne seront pas remplacés.

Autres annonces pour 2026: treize postes de journalistes sont "gelés" (non réaffectés) dans le réseau mondial de l'AFP (dont cinq à Paris) et six devraient être supprimés.

L'AFP est l'une des trois agences mondiales d'information, avec AP et Reuters. Elle emploie 2.600 salariés (dont 1.800 journalistes) de 100 nationalités et fournit de l'information en six langues, en texte, photo, vidéo.

Elle n'est pas une entreprise publique mais n'a pas d'actionnaires, et ses clients, dont l'État français, siègent à son conseil d'administration.

En 2024, l'AFP a dégagé un résultat net de 200.000 euros et un chiffre d'affaires de 326,4 millions d'euros.

Outre ses revenus commerciaux, elle reçoit de l'État français une compensation des coûts liés à ses missions d'intérêt général (118,9 millions d'euros en 2024).

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