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Trump propose un "Conseil de paix" concurrent de l'ONU et totalement à sa main

| AFP | 733 | 1 par 2 internautes
Le président américain Donald Trump à Mar-a-Lago, le 16 janvier 2026 à Palm Beach, en Floride
Le président américain Donald Trump à Mar-a-Lago, le 16 janvier 2026 à Palm Beach, en Floride ( ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP )

Donald Trump veut créer un "Conseil de paix" à sa main, pour œuvrer à la résolution des conflits dans le monde en concurrence avec l'ONU. Un "Conseil" dont la charte fondatrice pourrait être signée en sa présence dès jeudi à Davos, en marge du Forum économique mondial.

Selon une source proche du président américain, Donald Trump va mettre en avant ce "Conseil de la paix" à Davos. Environ 35 dirigeants ont déjà accepté de se rallier à sa charte, selon cette source.

Celle-ci est censée entrer en vigueur quand au moins "trois Etats" l'auront signée.

- De quoi s'agit-il?

La Maison Blanche avait annoncé qu'en vertu du plan pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien de la bande de Gaza soutenu par Washington, un "Conseil de paix" présidé par Donald Trump serait formé.

Mais le projet de "charte" révèle une initiative et un mandat bien plus vastes que la seule question de Gaza, et semble en faire un véritable substitut des Nations unies.

Le "Conseil de paix" n’est "pas un plan de l’ONU", a insisté un porte-parole de l'ONU, rappelant qu'il avait été "autorisé par le Conseil de sécurité exclusivement pour ses travaux à Gaza".

- La mission

"Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits", peut-on lire dans le préambule de ce texte de huit pages qui critique les "approches et institutions qui ont trop souvent échoué" - une allusion claire à l'ONU.

- Trump tout puissant

Donald Trump sera le "premier président du Conseil de paix", dont les pouvoirs prévus sont très étendus : il est seul habilité à "inviter" d'autres chefs d'Etat et de gouvernement à l'intégrer et peut révoquer leur participation, sauf en cas de "veto par une majorité des deux tiers des Etats membres".

Le conseil exécutif, dirigé par M. Trump, comportera sept membres parmi lesquels le secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'émissaire spécial Steve Witkoff, le gendre de M. Trump Jared Kushner, et l'ex-Premier ministre britannique Tony Blair.

- Ticket d'entrée

"Chaque Etat membre exerce un mandat d'une durée maximale de trois ans à compter de l'entrée en vigueur" de la charte, renouvelable par le président, précise le texte.

Ce mandat ne s'applique pas aux Etats membres qui versent plus d'un milliard de dollars au "Conseil de paix" au cours de la première année suivant l'entrée en vigueur de la Charte.

- Quels pays ont dit oui?

En Hongrie, le Premier ministre, Viktor Orban, a accepté dès dimanche l'invitation de son allié Donald Trump d'être "membre fondateur".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a donné son accord pour siéger au conseil, comme le président argentin Javier Milei, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian et la présidente du Kosovo Vjosa Osmai.

La diplomatie saoudienne a annoncé la "décision commune" des ministres des Affaires étrangères saoudien, qatari, égyptien, jordanien, émirati, turc, indonésien et pakistanais, de rejoindre l'instance. Le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa al-Khalifa y participera aussi.

Le roi du Maroc Mohamed VI le rejoindra comme "membre fondateur", le président du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev, assistera à la signature de la charte, et le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev est prêt à y participer, selon des sources officielles.

- Quels pays ont dit non?

La Norvège, la France - qui "ne peut donner (une) suite favorable" à ce stade, selon l'entourage présidentiel - et l'Ukraine dont le président Volodymyr Zelensky "n'imagine pas" y participer au côté de la Russie.

- Quels pays réservent leur réponse?

Moscou a dit vouloir "clarifier toutes les nuances" de l'invitation avec Washington avant de se prononcer, et la Chine n'a pas dit si elle acceptait l'invitation, tout en indiquant "défendre fermement le système international avec les Nations unies en son centre".

Londres veut examiner les "modalités" de l'invitation, Berlin a exprimé la nécessité de se "coordonner" avec ses partenaires, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, réserve sa réponse.

Le Premier ministre de la Croatie, Andrej Plenkovic, a dit souhaiter plus de temps.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, a déclaré: "Nous examinons la situation".

Le pape Léon XIV a reçu une invitation et "nous réfléchissons sur ce qu'on doit faire", selon Pietro Parolin, numéro 2 du Vatican.

- Quels autres pays invités ?

L'Italie, la Suède, la Finlande, l'Albanie, la Grèce, la Slovénie, la Pologne, la Bulgarie, le Brésil, le Paraguay, la Jordanie, l'Inde et la Corée du Sud, selon leurs dirigeants.

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