En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      

L'Iran prêt à répondre "avec férocité" à toute frappe américaine, même limitée

| AFP | 478 | 4 par 1 internautes
Des véhicules circulent sur une autoroute près de la célèbre Tour Azadi à Téhéran le 23 février 2026
Des véhicules circulent sur une autoroute près de la célèbre Tour Azadi à Téhéran le 23 février 2026 ( ATTA KENARE / AFP )

Téhéran a averti lundi que toute frappe des Etats-Unis, même limitée, le pousserait à riposter "avec férocité", après que Donald Trump a évoqué une telle option en Iran, théâtre de nouvelles manifestations étudiantes contre le pouvoir.

Le président américain, qui tente d'arracher à l'Iran un accord portant notamment sur le nucléaire, a ordonné un déploiement naval et aérien massif au Moyen-Orient.

"Il n'y a pas de frappe limitée. Un acte d'agression sera considéré comme un acte d'agression", a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, lors d'une conférence de presse à laquelle a assisté l'AFP.

Il était invité à réagir aux propos de Donald Trump qui a dit vendredi envisager une frappe limitée contre l'Iran si les négociations échouaient.

"Droit à la légitime défense"

"Tout Etat réagirait avec férocité à un acte d'agression au titre de son droit inhérent à la légitime défense, et c'est donc ce que nous ferions", a souligné M. Baghaï.

"Tout ce que je peux dire c'est que je l'envisage", avait répondu vendredi Donald Trump à la question suivante posée par la presse: "Envisagez-vous une frappe limitée si l'Iran ne conclut pas d'accord?"

Pour l'heure, le dialogue se poursuit: après deux sessions depuis début février, de nouveaux pourparlers indirects, confirmés par l'Iran et le médiateur omanais mais pas les Etats-Unis, sont prévus jeudi à Genève.

Navires de guerre américains déployés au Moyen-Orient
Navires de guerre américains déployés au Moyen-Orient ( Jonathan WALTER, Paz PIZARRO, Valentina BRESCHI / AFP )

Le président américain avait indiqué jeudi s'être donné un délai de "dix" à "quinze jours" pour décider d'un éventuel recours à la force contre Téhéran.

Malgré ce nouvel avertissement, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, chef de file des négociations, a estimé dimanche qu'il existait "de bonnes chances de parvenir à une solution diplomatique sur un mode gagnant-gagnant".

Il a dit espérer remettre bientôt "une première version" de texte à l'équipe américaine, menée par l'émissaire Steve Witkoff et le gendre du président américain, Jared Kushner.

Les précédentes discussions entre les deux pays avaient été stoppées net en juin 2025 par la guerre déclenchée par Israël contre l'Iran, à laquelle s'étaient associés les Etats-Unis.

Donald Trump avait alors assuré avoir "anéanti" le programme nucléaire iranien dans ces bombardements, même si l'étendue exacte des dégâts n'est pas connue.

Les Occidentaux craignent que Téhéran ne se dote de la bombe atomique, l'Iran assurant de son côté qu'il ne cherche qu'à développer un programme nucléaire civil.

Nouvelles manifestations

Ces nouvelles tensions entre Washington et Téhéran sont apparues après la répression dans le sang d'un vaste mouvement de contestation en Iran. Donald Trump avait alors promis de venir "en aide" au peuple iranien.

L'Iran attend en échange d'un accord une levée des sanctions américaines, qui asphyxient depuis des décennies son économie, un marasme qui a été l'élément déclencheur en décembre des manifestations.

Pour la première fois depuis janvier, des rassemblements contre le pouvoir ont secoué plusieurs villes ces derniers jours.

Photo fournie par le bureau du guide suprême iranien Ali Khamenei le montrant lors d'un rassemblement religieux à Téhéran le 19 février 2026
Photo fournie par le bureau du guide suprême iranien Ali Khamenei le montrant lors d'un rassemblement religieux à Téhéran le 19 février 2026 ( Handout / KHAMENEI.IR/AFP )

Lundi, des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et authentifiées par l'AFP montrent des étudiants dans une université de Téhéran en train de brûler le drapeau de la République islamique, adopté après la révolution de 1979 qui a renversé la monarchie.

La foule, composée majoritairement de femmes, scande "A bas la République islamique", reprenant des slogans hostiles au guide suprême, Ali Khamenei, et aux autorités religieuses.

Certains Iraniens ont dit avoir reçu lundi sur leur téléphone un SMS affirmant que la résidence du guide suprême et le Conseil de sécurité nationale étaient "attaqués".

"A mort Khamenei" et "salutations Radjavi", poursuit le message, en référence à la responsable de l'Organisation des moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI), un groupe d'opposants iraniens en exil.

Les forces de l'ordre quadrillaient lundi les principaux carrefours de Téhéran.

La crainte d'une éventuelle intervention militaire américaine en Iran a poussé plusieurs pays à exhorter leurs ressortissants à quitter ce pays, comme l'Inde qui a annoncé sa décision lundi.

 ■

Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 4
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
SUR LE MÊME SUJET
Publié le 27/02/2026

Photo diffusée par le ministère iranien des Affaires étrangères le 26 février 2026 montrant des diplomates et membres de la délégation iranienne lors des pourparlers entre l’Iran et les…

Publié le 26/02/2026

Le chancelier allemand Friedrich Merz visite la Cité interdite à Pékin, le 26 février 2026 ( Pedro Pardo / AFP )Le chancelier Friedrich Merz a achevé jeudi une visite de deux jours en Chine,…

Publié le 26/02/2026

Des bateaux des garde-côtes cubains dans le port de la Havane, à Cuba, le 25 février 2025 ( Adalberto ROQUE / AFP )Cuba a dénoncé une tentative d'"infiltration à des fins terroristes" après…

Publié le 25/02/2026

Le chancelier allemand Friedrich Merz et le président chinois Xi Jinping à Pékin, le 25 février 2026 ( Michael Kappeler / POOL/AFP )Le chancelier Friedrich Merz a annoncé mercredi à Pékin…

Publié le 24/02/2026

Donald Trump à Washington le 23 février 2026. ( SAUL LOEB / AFP )Annoncés dans la foulée du camouflet infligé vendredi à Donald Trump par la Cour suprême, les nouveaux droits de douane…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 27/02/2026

Wall Street a clôturé en ordre dispersé jeudi, le Dow Jones étant le seul à afficher une légère hausse, au lendemain de résultats trimestriels de Nvidia publiés après Bourse qui ont déçu…

Publié le 27/02/2026

Nvidia a une fois de plus publié un résultat record pour le 4ème trimestre fiscal 2026, confirmant sa domination dans le secteur de l'intelligence artificielle.

Publié le 27/02/2026

(Zonebourse.com) - Le spécialiste des matériaux de construction connaît une séance compliquée ce vendredi, reculant de 1,57% à 85,50 euros vers 16H00 dans le sillage de perspectives prudentes à…

Publié le 27/02/2026

(Zonebourse.com) - Les indices à Wall Street devraient reculer à l'ouverture de la dernière séance de la semaine, dans un climat marqué par les tensions géopolitiques autour de l'Iran et les…